... [à venir] ... et derrière

... [à venir] ... et derrière
Pour moi, par moi


L'ét
é c'est plus court que les autres saisons. Et chaque année commence et finit en été, dis-moi de penser à l'année dernièree et je penserais à l'été dernier, parce que l'été c'est comme une petite année dans l'année.
C'
est une parenthèse qui se traîne, le sentiment qu'on me ramène quelque chose à chaque fois, mais je ne saurais pas dire quoi...

Pou
rquoi l'été pour moi ne se conçoit pas au futur ? Pourquoi est-ce que ce sont des bulles de présent qui flottent dans mon passé ?


Et
chaque été est différent de celui d'avant. Et chaque été a son identité, c'est "l'été d'il y a 3 ans", "l'été d'il y a 2 ans"... Et chacun résonne dans mon présent , et tout le reste de l'année me semble froid, inutile, vécu comme une attente, à peine vécu en fait.

Et
là, l'été arrive. L'année est mise en pause et en même temps je sens chaque seconde qui passe, chaque minute qui file entre mes doigts je peux la saisir, la tordre, l'étirer et la changer de forme ; tout ce temps, qui coule comme une cascade sans s'arrêter sur moi et dans ma tête et autour de moi, que je ne peux pas arrêter mais que je sens, que je perçois aussi bien qu'une odeur ou qu'une couleur.
L'été n'a pa
s de fin, n'a pas de début. Vous voyez les feuilles qui deviennent marrons et le soleil plus pâle, le ciel plus couvert : mais ça ne veut pas dire que l'été est fini. Cet été, ce vrai été qui vous a enlevée, bercée, qui vous a ouvert les yeux, qui vous a porté comme une rivière, et bien il est toujours là, mais il disparaît à nos yeux : il n'est jamais vraiment parti parce que l'été, c'est l'essence des choses, de chaque feuille, de chaque arbre, de chaque instant, c'est ce qui les révèle et les fait vivre ; alors il est toujours là, en toile de fond, caché, comme un tableau recouvert d'une couche de peinture qu'il faudrait gratter pour redécouvrir l'image en dessous.




Great is the sun, and wide he goes
T
hrough empty heaven without repose;
And in the blue and glowing days
M
ore thick than rain he showers his rays.

Though closer still the blinds we pull
To k
eep the shady parlour cool,
Yet
he will find a chink or two
To
slip his golden fingers through.
[.
..]
Me
antime his golden face around
He bares to all the garden ground,
An
d sheds a warm and glittering look
Among the ivy's inmost nook.

R. L. Stevenson
# Posté le vendredi 25 avril 2008 13:33
Modifié le vendredi 25 avril 2008 14:02

Difficile

Difficile
C'est peut-être derrière, du passé, mais c'est toujours là. Pour moi.

J'aimerais avoir la volonté d'oublier, mais je ne peux même pas. Peut-être que inconsciemment, je veux que ça reste une leçon pour moi, je veux me punir de quelque chose en n'oubliant jamais que je n'ai pas fait mon maximum. Tout simplement que je n'ai pas fait ce que j'aurais du.

Alors la déception, la colère surtout, qui ne partent pas et qui s'ajoutent aux regrets, aux "j'aurais pu...", et au quotidien, c'est insupportable. Constater que pour vous, c'est oublié, effacé, que de toute façon ce n'était déjà rien dès le départ. Et puis être seule, la douleur de constater que vous n'aviez même pas remarqué à quel point vous m'aviez déçu. La douleur de se dire que si on était quelqu'un de bien on aurait eu et on aurait maintenant le courage de dire et d'agir. La douleur de se dire que normalement, on ne devrait pas faire semblant comme ça.

*

Le courage d'être soi-même et peu importe si ça ne plaît pas, on ose un peu, en fait, mais on ne va jamais tout à fait au bout de ces choses-là. Toujours un moment où le bât blesse, on finit par plier tant on se sent isolé dans sa détermination, dans sa lutte à être vraiment soi.
Parce que c'est dur. Très dur. Alors, être entouré de gens qui ont choisi la facilité, la transparence trompeuse, au bout d'un moment, on se sent trop seul et on glisse vers cette facilité. Les conversations, les rires, tout qui sonne plus creux qu'une cuillère contre un pot.
On se débat pour en sortir par moments, puis on y replonge, on s'y noie, dans cette mer d'hypocrisie et de fausseté immonde qui souille chaque geste, chaque idée, chaque parole ; qui paraît si gentiment lisse, plate et merveilleusement calme, pendant qu'on maintient sous l'eau notre personnalité, nous-mêmes on la tient, on lui appuie sur la tête jusqu'à ce qu'elle se noie.
# Posté le samedi 16 février 2008 09:28
Modifié le dimanche 17 février 2008 04:45

Me souvenir

Me souvenir




Parce que je veux me souvenir
Ne
pas oublier
N
e pas oublier
J
'ai peur d'oublier
J'ai peur de ce moment
O
u ce présent
S
era absent
J'
ai peur de ne plus savoir
De ne plus me rappeler
De chercher sans trouver

Je veux me souvenir
Je
veux voir dans mate
Toujours, toujours
Ne
pas oublier
V
oir et me rappeler

P
arce que j'ai peur
P
eur de ne plus savoir
C
e qui était
Ce qu'il y avait
D
'atteindre cet âge
Ce moment je commencerais
A me demander
S
i c'était vrai

A hésiter
A confondre et à mélanger

Non, je veux me souvenir
F
ermer les yeux
Et revivre des moments passés




Ne jamais oublier.
# Posté le dimanche 25 novembre 2007 13:32

Cette musique

J'écoute cette musique
Et
elle me rend différente.
J
oyeuse, heureuse
Sur une note, un instant.
E
n moi, cette musique
J'ai l'impression qu'une main me serre le coeur
Q
uelque chose de différent
D
errière mon regard.

D
ans tout mon corps
E
lle est
Et
je sais que c'est pareil pour toi.

Et
je laisse tout s'élever
L'im
pression
Que
quelque chose s'écroule en moi
Et que
quelque chose d'autre
Appara
ît, et évolue
Comme
un nuage
Q
ui gonflerait.

J
e respire en moi
Tout en moi
Le monde en moi
Mon ceur bat
Je ressens tout !!!!!!!!
et rien.

Laisser mon corps
Suivre tout ça
Etre tout ça.

Et da
ns mes muscles
Une
note, des notes
H
urlent
Bat
tent
Pe
rçent
Et dans
mon c
orps
M
on âme mon coeur mon âme
Je
ressens

Grâc
e à cette musique.




De quelle musique je parle ?
La réponse ici : :)


Et vous, quelle musique vous fait vibrer ?
Cette musique
# Posté le mardi 13 novembre 2007 15:48
Modifié le samedi 01 décembre 2007 08:18

Moments de joie...

Moments de joie...

Le bonheur c'est l'absence, c'est d'être enfin absent à soi, rendu à toutes choses alentour.

Christian Bobin




Est-ce que c'est ça le bonheur ?
D
es petits moments de joie, d'émotion, qu'on ne vit pas totalement, seulement quand on y repense ?
En regardant autour de moi, j'ai vu de la beauté, elle m'est entrée dans le coeur, j'ai ressenti de la véri, j'avais envie de sourire.
Est-ce que c'est ça le bonheur ?
Est-ce que c'est sentir son corps vivant, mouvant dans tout cet ensemble vivant aussi, et savoir qu'on en fait partie, qu'on peut le voir ?



J'ai vu qu'il y avait de la joie autour de moi, à de petits endroits ici et là, que l'ensemble était comme ça, et que je pouvais l'être aussi. Ca m'a paru magnifique de le réaliser, de voir cette joie, toutes ces joies, et je me suis sentie étrange, j'avais besoin de les voir.

E
t je me suis dit qu'aussi partout dans le monde il y avait des endroits où il y avait de la joie comme à ce moment, que je ne pouvais pas les voir, pas les deviner, que je ne connaissais pas tous les gens qui vivent sur la Terre, que je ne connaissais pas leurs joies, à ce moment là.


Et ça m'a rendue heureuse, toute cette joie lointaine, que je pouvais à peine deviner, que je ne pouvais pas atteindre, ça m'a rendue heureuse de savoir qu'il y en avait très loin, loin, mais aussi tout près de moi, autour de moi, et finalement, j'en ai eu, en moi, en moi.



... pour vous, le bonheur c'est quoi ?...
# Posté le dimanche 28 octobre 2007 15:38
Modifié le samedi 10 novembre 2007 10:01